UC-IRSA

L’UC-IRSA

L’UC-IRSA (Institut Interrégional pour la Santé) est un établissement de l’Assurance Maladie qui a pour objectif de développer la médecine préventive, la promotion de la santé et les actions de santé publique.

Au niveau pratique, l’UC-IRSA propose :

des examens périodiques de santé. Ce sont des examens de santé assez complets comprenant un versant clinique (consultation infirmière, médecin +/- dentiste) et un versant paraclinique (bilan biologique, ECG, spiromètrie…). Ces consultations permettent aussi aux professionnels de santé de réaliser des actes de prévention et de promotion de la santé.

des actions de sensibilisation et d’éducation thérapeutique à destination des consultants de l’UC-IRSA.

des études de santé publique.

Les offres de la structure sont accessibles à tous, mais visent prioritairement des publics précaires ou n’accédant pas aux soins.

Organisation

 

L’UC-IRSA est une structure qui s’étend sur 11 départements. Son siège se situe à La Riche, à proximité immédiate de Tours, de la faculté de médecine et du CHU Bretonneau (5 minutes à pied).

L’interne qui effectuera son stage à l’UC-IRSA sera donc en relation fréquente avec ses autres cointernes. Il est donc tout à fait possible pour lui de manger à l’internant tous les midis.

Les horaires de travail sont globalement de 9h à 17h30 avec 1 heure pour manger. Il existe cependant une variabilité importante en fonction des missions qui vous seront confiées.

Enfin, la structure dispose d’un parking privatif où l’interne pourra se garer (ce qui lui fera gagner du temps dans cette zone où le stationnement peut être difficile)

Les missions de l’interne

 

La structure ouvre deux postes d’interne, et l’interne de santé publique partagera souvent son bureau avec un interne d’une autre spécialité (ophtalmologie ou radiologie +++) désireux de réaliser un stage hors filière (et de prendre du temps pour sa thèse).

Concernant son travail, l’interne de santé publique se partagera entre un temps de consultations et un temps derrière son ordinateur.

Les consultations :

 

L’interne aura entre 2 et 4 demi-journées de consultation par semaine (en fonction des besoins).

Ces consultations sont centrées sur la prévention, le dépistage et la promotion des bonnes pratiques. Concrètement, vous avez 30 minutes pour voir un patient, pour parler avec lui de ses soucis de santé, mais aussi et surtout de l’ensemble de son environnement psycho-social et de ses conduites à risque.

Enfin, l’interne pourra réaliser d’autres consultations un peu plus spécialisées qui s’inscrivent dans le suivi de la cohorte Constance.

Le travail de Santé Publique :

 

Il s’agit d’une grosse structure et le bureau des internes n’est pas forcément bien situé (près des services informatiques et loin de la direction ou des médecins).

Cependant, il existe du travail, mais il nécessite une importante autonomie de la part de l’interne et une capacité à créer aussi ses propres projets. lUC-IRSA dispose de nombreuses bases de données (pas toujours exploitées, mais pas toujours exploitables non plus) et d’une vraie volonté d’améliorer ses pratiques au regard des attentes de l’Assurance Maladie concernant les centres d’examens de santé.

C’est donc dans ces domaines que se situera la majeure partie du travail de l’interne.

Au final, le travail existe, mais il n’est pas toujours évident d’avancer sur ces projets et l’encadrement n’est pas non plus toujours présent. Pour un interne plus avancé, cela peut être l’occasion de s’autonomiser et de travailler comme chef de projet avec l’appui des professionnels disponibles dans la structure (statisticien, …)

ARS Centre-Val de Loire (retour d’expérience)

Un stage à l’ARS

Après un accueil très chaleureux par l’équipe du PEM (Pole d’expertise médical),et par l’équipe de la CVAGS (Cellule de Veille et d’Alerte Sanitaire), quelques jours pour prendre mes marques, et rencontrer tous les directeurs métiers au sein de l’ARS, le stage a pu réellement commencer. J’ai eu la chance d’être encadrée par deux maitres de stage. Elles avaient leurs missions propres et bien différentes. Le stage à ARS est une mine d’or pour tous ceux qui veulent découvrir la transversalité de notre spécialité.

Veille sanitaire …

Dr Durandin, responsable de la cellule de veille et d’alerte sanitaire m’a fait découvrir le fonctionnement de la plateforme d’alerte régionale, la gestion des signaux, et les outils informatiques.

En passant à la CVAGS, j’ai compris comment étaient gérés les signaux, et participé à certains d’entre eux. Je pense notamment à une alerte d’un cas de méningite, dossier difficile, qui eut un enjeu médiatique et nécessita une prise de décision importante collégiale des médecins. Mais il y eu aussi les joies de l’épisode de grippe hivernale. Je ne sais pas qui d’entre les directeurs d’EHPAD, le ministère de la santé ou les infirmières de la CVAGS furent les plus soulagés quand la courbe d’incidence a enfin infléchi.

La lecture et la compréhension des textes de loi (décrets, arrêtés et instructions) fut une expérience nouvelle pour moi, lors de ma participation à un travail sur la réforme des vigilances. Cette réforme, inscrite dans la loi de modernisation du système de santé, donne la responsabilité aux ARS de créer un réseau régionale des structures de vigilance et d’appui. Une belle occasion pour apprendre à connaitre ces structures (dont j’avoue humblement n’en avoir presque jamais entendu parler lors de mes études). J’ai ainsi compris leurs fonctionnements, leurs missions, leurs rayonnements…

… et autres missions

Dr Titton est responsable notamment de l’offre de soin urgence. Grâce à elle, j’ai mieux compris, à la lecture du CSP (Code de la Santé Publique), la gestion de l’offre de soin et les visites de conformités. Je l’ai accompagné pour une inspection d’un service, avec sous le bras, tous les textes de loi auxquels le service doit se conformer. Cette expérience m’a permis de voir concrètement une inspection, comment s’y préparer, comment la mener et comment en faire le rapport.

Les compétences de Dr Titton étaient nombreuses, référente pour les dossiers de santé environnementale, elle m’a confié un exercice. A partir de plaintes de riverain d’une odeur « œuf pourri » (caractéristique de l’odeur de l’hydrogène sulfuré), j’ai réalisé une enquête de risque sanitaire. Cette enquête permet ensuite au DGARS de prendre des mesures si nécessaire.

Mais aussi référente à la CPGSE (Cellule de Préparation à la gestion de situation exceptionnelle), elle m’a fait découvrir l’envers du décor de la gestion des situations exceptionnelles. Cette activité m’a beaucoup passionné. Dr Titton m’a associé à la relecture de son plan ORSAN-AMAVI (ORSAN : Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles et AMAVI : Accueil Massif de Victimes Multiples). Elle m’a fait participer à une réunion de préparation à un exercice « attentat ». Quelque mois plus tard, j’ai pu observer le déroulement de cet exercice en direct au sein de la CRAPS (Cellule Régionale d’Appui et de Pilotage Sanitaire).

En résumé

Voici un aperçu rapide de la diversité des missions possible pour un interne en santé publique, en politique de la santé, en veille et sécurité sanitaire, en santé environnementale et en gestion des risques. Il y a évidemment d’autres champs d’action envisageable à l’ARS en fonction des envies des internes.

Comme vous pouvez le constater, à l’ARS, on ne s’ennui pas quand on est curieux de tout !

Sixtine Poum

SUMPPS Tours

En résumé

Service multidisciplinaire dont l’activité est très variée pour un interne :

-Activité de consultation, orientée psychosocial et handicap mais pas uniquement (clinique liée à la pratique du sport, bilan de santé, IST et vaccination, addictologie…).

-Mise en place, participation et évaluation d’actions de prévention à l’égard d’une population spécifique.

-Activités relatives à la vie d’un petit service (Gestion d’équipe, de projets, communication, appels à projets…).

-Rencontre des partenaires institutionnels, culture des réseaux de partenaires.

-Nombreux séminaires de formation.

-Mise en place d’études de grande envergure de mesure de la santé à l’université.

-Gestion des situations sanitaires graves survenant dans l’enceinte de l’université ou des résidences universitaires.

L’activité de consultation, la rencontre des partenaires, la participation à de nombreuses formation et séminaire, et la vie en équipe en font un stage où l’on ne reste pas enfermé, et où l’on voit beaucoup de monde.

Le SUMPPS, qu’est-ce ?

Le Service Universitaire de Médecine Préventive et Promotion de la Santé est, comme son nom l’indique, le service médical de l’université. Vous avez peut-être (ou pas du tout) eu affaire à eux lors de votre cursus.

La première chose à savoir est qu’il existe autant de SUMPPS différents que d’universités, puisqu’ayant une certaine latitude quant aux services proposés, chacun adapte son offre à la politique de la faculté. Mettez donc de côté vos préjugés, le SUMPPS de votre ville peut s’avérer bien différent de ce que vous avez connu ailleurs !

Tout d’abord, il existe une grande différence entre les SUMPPS : certains sont Centre de Santé (et peuvent ainsi prodiguer de la médecine curative, et faire rembourser les consultations par la Sécurité Sociale), tandis que les autres sont service de médecine préventive, et dépendent majoritairement des fonds alloués par la faculté (une partie des frais d’inscription leur revient) et des subventions pour fonctionner. Ces derniers préfèrent s’articuler en réseau avec des médecins généralistes ou spécialistes de ville afin de prendre en charge efficacement les étudiants.

Les SUMPPS sont donc des services multidisciplinaires dont les acteurs diffèrent selon les universités (Médecins généralistes, infirmiers, assistants sociaux, gynécologues, psychologue, psychiatre dentiste, dermatologue…).

Les SUMPPS effectuent donc les missions suivantes, non exhaustives :

-Une activité de consultation de médecine préventive : Les services ont l’obligation de proposer un bilan de santé à tout étudiant au cours de leur licence. Il s’agit d’un bilan médico-psychosocial, afin de déceler les freins à leurs études, ou prévenir les mauvaises habitudes, souvent prises ou renforcées à cet âge.

-Le service s’occupe aussi des aménagements d’examens pour les personnes en situation de handicap : bilan et proposition de mesures facilitant leur insertion à l’université.

-Accueil des étudiants en consultation libre, généraliste ou spécialisée.

-Une activité de promotion de la santé : mise en œuvre d’actions de prévention et leur évaluation, adaptation des outils de prévention à une population spécifique (notamment prévention par les pairs).

-Gestion des situations sanitaires graves survenant dans l’enceinte de l’université ou des résidences universitaires.

Etant donné la pluralité des modes d’exercice, nous évoquerons ici plus précisément le cas spécifique du service de l’Université F. Rabelais de TOURS.

La place de l’Interne au SUMPPS de Tours

Vous l’aurez compris, c’est un service qui offre de larges possibilités quant aux missions proposées, alliant clinique, consultations plus psychosociales et des missions de santé publique.

Le SUMPPS de Tours est un service de médecine préventive, et comprend des médecins généralistes, un médecin du sport, des infirmiers et assistantes sociales, un dermatologue spécialisé dans les IST, des psychologues, psychiatres, un dentiste, une orthophoniste…

Par ailleurs, le service est centre de planification et d’éducation familial, doté d’une gynécologue et d’une Conseillère conjugale.

L’interne exerce une activité de consultation sur un tiers à la moitié de son temps de stage (modulable), comprenant les bilans de santé, la vaccination, la prévention des infections sexuellement transmissibles, des consultations handicap, l’addictologie et le soutien psychologique.

La mise en place et la participation à des actions de prévention et de promotion de la santé auprès du public étudiant est une autre composante dans laquelle l’interne peut s’investir.

Vous serez sollicité pour l’organisation de la vie du service aux cotés de la directrice du SUMPPS, (jeune médecin de Santé Publique accueillant positivement les propositions concernant la gestion) : réunions avec les partenaires universitaires, management, décisions de positionnement stratégique, communication, gestion des situations sanitaires graves au sein de l’université…

Il est à noter que la diversité des professionnels rend cependant parfois difficile les interactions avec chacun d’entre eux.

Une très grande latitude est donnée à l’interne afin de s’impliquer dans les projets qu’il désire. Le service étant cependant fréquemment dans la gestion des affaires courantes, être force de proposition pour une étude, un projet, une action de prévention peut s’avérer payant.

Bref, vous saurez trouver votre intérêt dans ce stage à l’activité variée.

ORS Orléans

L’ORS:

Il existe unlogo_ors Observatoire Régional de Santé (ORS) dans chaque région. Ce sont des associations à but non lucratives dont l’objectif est l’aide à la décision en améliorant l’information sur l’état de santé et sur les besoins des populations régionales. Ces ORS sont regroupés au niveau national en une association : la FNORS (Fédération Nationale des Observatoires Régionaux de Santé).

Chaque ORS définit lui-même ses actions en fonction des partenaires qu’il a et qu’il rencontre au sein de sa région, et vous ne trouverez donc pas deux ORS identiques. Vous pouvez naviguer sur leurs sites internet pour vous rendre compte de la diversité de leurs travaux et de la variabilité qu’il existe d’une région à L’autre.

L’ORS en Région Centre-Val de Loire:

IMG_20160524_084218793_HDRIl est situé à Orléans, dans les anciens locaux de l’hôpital Madeleine, c’est à dire en centre-ville, et à moins de 20 minutes de la gare d’Orléans Centre. L’interne de santé publique qui y effectuera son stage y passera 4 jours par semaines (en général imposés : du lundi au jeudi, ou du mardi ou vendredi) de 8h30 à 18h30 (9h-19h).

La place de l’Interne

Le premier travail d’un interne de Santé Publique, et le passage obligé pour quiconque passe par l’ORS, sera de réaliser un DLS (Diagnostic Local de Santé). Ce travail sera en général le fil conducteur du stage, et vous aurez toujours quelque chose à faire, à récupérer, à corriger afin d’étoffer cette étude déjà bien standardisée. Avant de se lancer dans un DLS, n’hésitez pas à échanger avec vos collègues présents pour ne pas perdre votre temps (connaître les bases, utiliser les bonnes bases, utiliser les bons outils…). La partie quantitative correspond à la première partie du DLS (souvent celle qu’on va vous donner à réaliser), mais je vous encourage à participer activement à la partie qualitative, à savoir l’organisation des réunions locales avec les professionnels de terrain, les associations, les élus et la population.

En plus de ce travail de DLS, l’interne pourra être sollicité pour la réalisation d’études qualitatives et/ou quantitatives mais il pourra aussi s’initier à d’autres possibilités, telle que l’utilisation de Stata (comme logiciel statistique) et profiter de l’expertise de l’équipe pour apprendre la cartographie (auprès du géographe), le qualitatif avec leur sociologue, la programmation (avec leur informaticien) et pour effleurer l’économie de la santé (avec leur futur économiste de la santé en cours de recrutement).

Pour les plus anciens (ou les plus jeunes les plus dynamiques), profitez de ce stage pour proposer des projets à la directrice qui se trouve dans votre bureau mitoyen. Elle sera toujours à l’écoute et sera ravie de se lancer avec vous dans des projets qui seront les vôtres. Vous y apprendrez alors comment rédiger un projet, lever des fonds en rencontrant les partenaires (ARS, Conseil régional…) et monter correctement une étude avec l’appui de toute l’équipe.

Résumé

L’Observatoire Régional de Santé possède donc de nombreux atouts pour un jeune interne de santé publique souhaitant se confronter à une réalité épidémiologique, mais aussi pour les anciens souhaitant réaliser une ou plusieurs études de A à Z.

La jeune équipe multidisciplinaire (moyenne d’âge d’à peine plus de 30 ans) sera toujours heureuse de vous accueillir. Cependant, et comme pour tous les stages, il est important d’y être pro-actif. Sachez profiter de ce moment pour toucher au plus de projets possibles en allant voir et embêter (bien que vous ne les embêterez jamais) les différents membres de l’équipe, qui ne viendront pas forcément d’eux même dans votre bureau.

Les stages en Département d’Information Médicale (DIM)

En résumé:

Venir avec des attentes définies:

Apprendre

  • le codage
  • la gestion de l’information médicale
  • le financement hospitalier
  • le fonctionnement hospitalier administratif
  • les bases de l’interrogation de bases de données

Faire

  • des formations au codage
  • des réunions d’établissement/de pôle etc
  • du conseil de codage
  • de l’interrogation de bases de données

Ne pas faire

  • Du codage (ou alors si peu)

Les grandes lignes du DIM

Le département ou le service d’information médicale est l’entité responsable dans toute structure de soins de la qualité de l’information présente dans les dossiers médicaux informatisés et de l’utilisation de cette information.

Le DIM se situe à un noeud stratégique de tout établissement. En effet, avec la tarification à l’activité qui représente quasi 100% des financements en Médecine-Chirurgie-Obstétrique et SSR, et une orientation vers la tarification au fil de l’eau, la qualité de l’information des dossiers numériques est directement corrélée aux fonds reçus de la tutelle par les établissements médicaux.

L’information médicale telle que présente dans les observations médicales et infirmières n’est pas à ce jour exploitable telle quelle. Les professionnels de santé sont donc amenés à coder les actes et diagnostics relatifs aux patient pris en charge.

Le DIM contrôle la qualité du codage, afin de s’assurer que celui-ci soit au plus près de la réalité de prise en charge. En effet, un dossier “sous-codé” (actes ou diagnostics non ou mal codés) peut faire perdre de l’argent à l’établissement, surtout si l’erreur se répète. Un dossier “surcodé” à l’inverse entraînera un trop perçu pour l’établissement, et donc un risque d’amende ultérieure.

La masse d’information générée par le codage des dossiers médicaux constitue une mine d’or pour le suivi d’activité, et parfois pour la recherche. Le DIM est garant de la transmission sécurisée et de la manipulation adaptée de ces informations.

L’interne au sein du DIM

Ses rôles

Les rôles d’un interne dans un DIM peuvent être très variés.

Dans l’idéal, un interne doit suivre les médecins DIM lors de leurs missions, et les remplacer lorsque c’est possible et qu’il s’en sent capable.

Le médecin DIM participe à de multiples réunions administratives et médicales afin d’apporter son avis sur le réalisme de l’utilisation des données numériques pour des diagnostics qualité, des réponses à des injonctions de tutelle, le suivi d’activité, etc.

Le médecin DIM procède à l’interrogation des bases PMSI (locales et nationales), au travers d’outils ad hoc, à du conseil de codage (et très peu de codage en tant que tel), à de la gestion de projet …

Le médecin DIM a enfin un rôle fondamental en centre hospitalier qui est un rôle de formation des personnels médicaux au codage et au renseignement exhaustif de l’information médicale.

Les risques

Le risque majeur pour un interne de Santé Publique dans un DIM, est d’être assimilé “codeur”, et de passer 6 mois à relire et à corriger le codage de l’information médicale dans les dossiers. Il est conseillé de s’accorder avec le chef de service pour s’assurer que ça ne sera pas le cas…

Toute position “technique”, vous ferait perdre certains avantages d’un semestre en DIM, dont l’intérêt est d’appréhender toutes les facettes de la position de médecin DIM qui est, au final, loin d’être très technique.

Enfin, venir en DIM pour réaliser un projet spécifique est très aléatoire. Il faut savoir qu’un DIM dans un gros établissement est sujet à d’énormes pressions de toutes parts (ils tiennent d’une certaine façon les cordons de la bourse), et qu’un interne de bonne volonté peut vite se retrouver à crouler sous les requêtes d’extraction de données, de conseils de codage, et de remplacement de médecins DIM à des réunions.

À l’inverse, comme ces services tournent souvent sans interne et sont très contraints, il est possible de ne strictement rien faire si vous ne sollicitez pas agressivement les médecins, les TIM (techniciens d’information médicale), et les informaticiens/statisticiens.

Les horaires de stage ne sont généralement pas très contraignants, cela reste un service administratif.

Qu’attendre de son stage au DIM ?

  • La découverte des rouages internes des établissements hospitaliers
  • L’apprentissage des arcanes du codage de l’information médicale (encore une fois, il n’est pas nécessaire de coder des dossiers pour comprendre le codage)
  • La découverte ou l’approfondissement de la manipulation des bases de données (principalement PMSI, mais ces connaissances sont transposables)
  • L’apprentissage des possibilités, des limites, et du cadre réglementaire d’utilisation de l’information médicale
  • En théorie, on peut apprendre beaucoup sur les coûts hospitaliers (ça nécessite souvent de trouver un interlocuteur à la direction des affaires financières, toujours proche)

A ne pas rater en DIM (liste non exhaustive !)

  • Les formations des médecins/internes au codage (je vous conseille même d’en réaliser une sur les principes de base du codage)
  • Les contrôles “sécu” (si l’établissement se fait contrôler): c’est assez grisant de négocier avec un médecin conseil pour faire gagner 10 fois sa paie mensuelle au CHU