Maquette DES Santé Publique

Vous vous demander quelles sont les compétences qu’un Interne de Santé Publique doit acquérir durant son internat ?

Y-a-t-il des stages obligatoires ?

Comment se déroule l’option administration de la santé ? Y-a-t-il des stages à réaliser avant ?

Découvrez toutes ces réponses dans la nouvelle maquette du DES de Santé Publique.

Maquette DES Santé Publique

Bonne lecture à vous, et promis quand on aura plus d’informations, on vous les transmettra.

Devenir médecin de santé publique

Spécialité souvent peu appréciée lors des études de médecine mais en recrudescence, la santé publique est finalement une spécialité mal connue, aussi bien par le monde médical que par le grand public.

Nous allons donc commencer par se débarrasser des préjugés sur la profession de médecin de santé publique afin de partir sur des bases saines.

Médecin de santé publique en bref

Ce que n’est pas un médecin de santé publique

  • Un médecin raté
  • Un mec enfermé dans un bureau sombre à ne voir personne de toute la journée
  • Un addict de lecture critique d’articles et de statistiques
  • Un nerd technophile accro à son ordinateur

Ce qu’est un médecin de santé publique

  • Un vrai médecin
  • Un spécialiste dynamique et ouvert sur le monde
  • Un professionnel multi-compétent au croisement entre la médecine et d’autres domaines très variés
  • Une interface de plus en plus prisée, aussi bien dans le public que dans le privé

La santé publique en détail

Maintenant que votre image du métier de MSP est un peu plus réaliste, voyons ce que peut être concrètement la santé publique.

Vous l’aurez compris, la santé publique est une spécialité très variée et dynamique. Elle se situe à la frontière entre la médecine et d’autres domaines qui peuvent avoir un lien avec. Le médecin de santé publique doit donc être compétent à la fois en médecine et dans une autre sphère, ce qui fait que chaque parcours est unique !

Au lieu de s’occuper des patients un par un comme les cliniciens, le MSP aura une vision plus large, axée sur l’amélioration de la santé de la population dans son ensemble. Il a donc une activité plus orientée gestion de projets et promotion de la santé, mais pas que…

Les domaines de spécialité

Voici un aperçu (largement non exhaustif) des différentes spécialités qu’un MSP peut avoir :

  • Épidémiologie : surveillance et analyse de l’état de santé des populations, on peut exercer aussi bien dans son bureau que sur le terrain, intervenir auprès des décisionnaires à plus ou moins grande échelle pour les éclairer
  • Recherche clinique : faire avancer la médecine dans tous les domaines imaginables (médicaments, pratiques, nouvelles technologies…), que ce soit au niveau gestion de projet ou conduite de l’étude, aussi bien dans le public que le privé (instituts, labo) ou des ONG
  • Administration : collaborer aux prises de décision et à la gestion de la santé de la population, du simple CH aux grandes agences nationales, voire internationales, tout est possible ! Les compétences supplémentaires peuvent être aussi bien en politique, économe, sciences sociales, environnement…
  • Éducation thérapeutique et promotion de la santé : améliorer l’état de santé général de la population afin de prévenir l’apparition des maladies chez les personnes saines et ralentir leur progression chez les malades, aussi bien à petite échelle (association locale, service de médecine préventive…) qu’à grande échelle (association nationale, agences…)
  • Gestion de l’information médicale : amélioration et analyse des données de l’activité médicale au sein d’un (ou plusieurs) CH, un institut, une agence nationale…
  • Amélioration des pratiques : aider les cliniciens et les administratifs à avoir une vision plus large sur leurs activités en réalisant des audits sur le terrain et en les accompagnant dans leurs projets d’amélioration afin d’optimiser les pratiques et réduire les risques pour les patients

Au final…

Vous l’aurez donc bien compris, la santé publique est une spécialité riche et transversale qui permet à chaque médecin d’avoir l’activité dont il a envie : travailler dans un bureau ou sur le terrain, avoir des responsabilités locales ou carrément internationales, être tranquillement dans son bureau ou passer son temps au contact d’autres professionnels, certains continuent même à faire de la clinique auprès des patients.

Choisir la santé publique c’est choisir une spécialité d’excellence et d’avenir qui ne cessera de vous apporter son lot de nouveautés chaque jour (ou presque) !

Pour approfondir encore, vous pouvez aller voir le site Devenir MSP réalisé par le CliSP, ou leur propre page de présentation de la santé publique.

Séminaire

Il est essentiel pour un interne de Santé publique de connaitre ses pairs, et ce n’est pas toujours chose facile. Les séminaires sont là pour ça, en plus de fournir des interventions de qualité. Ils sont l’occasion rêvée pour connaitre les autres: leur personne, mais aussi leur parcours (ce qui vous aidera souvent à prendre les bonnes décisions). Si vous êtes internes de l’interrégion Ouest, il y a 5 dates à ne pas manquer par an:

■ Le SANI: il s’agit du séminaire d’accueil des nouveaux internes. C’est le premier séminaire auquel vous êtes convié, avant même que vous ne commenciez votre premier stage. Il se déroule à Paris sur deux jours, et les présentations seront orientées sur les missions d’un interne de Santé Publique, et sur les choses à savoir avant de commencer son internat. C’est le moment idéal aussi pour rencontrer vos cointernes de toute la France. Profitez-en pour mettre un nom sur vos cointernes de l’interrégion, que vous croiserez tous les séminaires pendant 4 ans (et avec qui vous créérez peut être une association), mais aussi des autres cointernes

■ Le séminaire Interrégional: Il a lieu habituellement un mois avant le séminaire national, c’est à dire en avril (il se peut qu’il ait lieu en mai) et dure 3 jours. Cela fait près de 6 mois que les internes des différentes villes de l’interrégion ne se sont pas croiser et vous aurez toujours du plaisir à rencontrer les anciens et les nouveaux des autres villes. L’organisation de ces séminaires tourne entre les villes qui composent l’interrégion, et vous visiterez aussi votre interrégion d’origine ou d’adoption. Profitez de ce séminaire en commité restreint (une quarentaine d’internes) pour rencontrer et discuter avec les autres.

■ Le séminaire National: c’est le grand mess des internes de santé Publique. Près de 200 internes se cotoient pendant 3 jours en avril pour suivre des conférences sur un thème donné, mais aussi pour participer à un programme social souvent riche.Discutez, échangez, et élargissez vos connaissances et votre réseau. Aller à la rencontre aussi des membres du CLISP, de l’EuroNet, et de l’ISPO; ils seront tous présents.

■ Les journées du CLISP: Elles ont lieu fin juin, ou début juillet. Encore 3 jours de séminaires, mais cette fois sur Paris, et avec au milieu l’élection du nouveau bureau du CLISP et des référents interrégionaux. Des internes de toute la France se cotoient de nouveau, mais en plus petit nombre qu’au séminaire national.

■ Le séminaire de validation: il se déroule en septembre dans l’interrégion, et comme pour le séminaire interrégional, son organisation est tournante entre les villes de l’interrégion. Il se déroule en général sur 2 jour et comprends une journée de validation des internes finissant leur 2ème année (où ils présenteront leur parcour jusque-là) et de 4ème année (où ils présenteront leur mémoire de DESC) et une deuxième journée centrée sur la formation. Profitez de la première journée pour vous donner des idées sur les missions d’un interne de santé publique, mais aussi sur son devenir possible, et allez à la deuxième pour vous cultiver et vous ouvrir l’esprit.

Bien entendu, le logement et la nourriture seront compris dans les séminaires, en échange d’une participation minime allant de 5 à 25 euros. De plus un resto est souvent prévu en supplément en milieu de séminaire.

LinkedIn

Vous en avez peut-être déjà entendu parler, ou vous en entendrez parler à coup sûr: LinkedIn. En effet les opportunités d’un interne de santé publique, mais aussi plus tard d’un professionnel de santé publique, dépends en partie de son réseau (C’est un fait)

C’est pour cette raison que je présente ici Linkedin, l’outil essentiel dès le début de l’internat pour vous mettre en relation avec les autres internes de santé publique, mais aussi avec les professionnels de santé, comme vos enseignants, vos professeurs de masters, mais aussi les personnes que vous rencontrerez tout au long de votre internat.

Après, il ne vous reste plus qu’à créer ce Linkedin. Comment faire ? Ce n’est pas très compliqué. Créer un compte Linkedin, c’est comme créer un compte Facebook, sauf que vous n’allez pas y mettre n’importe quoi (même si je vous conseille de ne pas mettre non plus n’importe quoi sur votre compte Facebook). En effet, avec une adresse mail et quelques informations sur votre profession, vous serez détenteur d’un compte. Il ne reste plus qu’à alimenter votre profil. Je vous conseille de réaliser un profil tout en anglais, ce qui n’est pas très compliqué, mais qui montre votre ouverture d’esprit sur l’international. Si vous ne maîtrisez pas l’anglais ou si vous n’êtes pa sur de vous, rien ne vous empêche de chercher un de vos co-internes dans l’onglet de recherche de Linkedin pour vous inspirer de sa présentation in English.

C’est à vous, il ne vous reste plus qu’à étoffer votre réseau.

Premier Stage

Interne SPVous êtes nouvel interne, et c’est votre premier stage. Ne vous inquiétez pas. L’important au début est d’écouter, de rencontrer vos collègues et de vous faire confier une première mission. Cependant il reste quelques trucs et astuces à connaître pour ne pas arriver à la fin de son premier stage déçu :

Apprendre et reconnaître les acronymes et sigles : munissez-vous d’un petit annuaire où vous noterez tous les sigles et acronymes que vous entendrez. Demander de suite ce qu’ils signifient quand quelqu’un l’utilise. Ce conseil est d’autant plus vrai si vous êtes dans une structure type ARS.

■ Ne pas se jeter tête baissée dans le travail : Vous avez une première mission, surtout ne vous jetez pas tête baissée dans votre travail. Demandez à vos collègues ou à votre chef s’il y a des outils spécifiques (bases de données, site internet…) à utiliser. Mieux vaut poser une question qui peut paraître idiote que de perdre une semaine à faire quelque chose de pas vraiment utile. Je vous rassure, cela arrive à tout le monde, et vous arrivera.

■ Prendre contact avec l’interne qui est passé avant vous dans le stage. Il me semble que c’est le plus important des conseils, car l’interne qui est passé avant vous, aura passé 6 mois là où vous allez aussi en passez 6. Il sera toujours de bon conseil, en vous informant sur les personnes de confiance du service, en vous expliquant quelles peuvent être vos missions, etc…

■ Multiplier ses missions. Avoir une mission c’est bien, mais c’est très difficile de passer sa journée sur une seule mission. Cela peut très vite s’annoncer redondant. N’hésitez pas à demander plusieurs autres missions dès le début de votre stage. Cela diversifiera votre travail et le rendra plus agréable.

■ S’informer de ce que font tous les collègues. allez embêter vos collègues.  Le monde de la santé publique est un monde ouvert où vous croiserez de nombreux profils différents. Profitez de tout ce que peuvent vous apporter les différents professionnels en allant à leur rencontre, en leur demandant si ils ont le temps pour vous montrer un peu leur travail (apprendre à cartographier, à utiliser un logiciel statistique, à programmer, partir en missions avec eux…).

Tous ces conseils ont pour objectifs de vous rendre pro-actif. On dit toujours qu’en santé publique, il faut savoir être pro-actif, et l’on se demande souvent comment faire. Suivre ces conseils simples vous permettra de ne pas perdre votre temps et de profiter au maximum de ce que peuvent apporter vos stages.