ARS Centre-Val de Loire (retour d’expérience)

ARS Centre-Val de Loire

Un stage à l’ARS

Après un accueil très chaleureux par l’équipe du PEM (Pole d’expertise médical),et par l’équipe de la CVAGS (Cellule de Veille et d’Alerte Sanitaire), quelques jours pour prendre mes marques, et rencontrer tous les directeurs métiers au sein de l’ARS, le stage a pu réellement commencer. J’ai eu la chance d’être encadrée par deux maitres de stage. Elles avaient leurs missions propres et bien différentes. Le stage à ARS est une mine d’or pour tous ceux qui veulent découvrir la transversalité de notre spécialité.

Veille sanitaire …

Dr Durandin, responsable de la cellule de veille et d’alerte sanitaire m’a fait découvrir le fonctionnement de la plateforme d’alerte régionale, la gestion des signaux, et les outils informatiques.

En passant à la CVAGS, j’ai compris comment étaient gérés les signaux, et participé à certains d’entre eux. Je pense notamment à une alerte d’un cas de méningite, dossier difficile, qui eut un enjeu médiatique et nécessita une prise de décision importante collégiale des médecins. Mais il y eu aussi les joies de l’épisode de grippe hivernale. Je ne sais pas qui d’entre les directeurs d’EHPAD, le ministère de la santé ou les infirmières de la CVAGS furent les plus soulagés quand la courbe d’incidence a enfin infléchi.

La lecture et la compréhension des textes de loi (décrets, arrêtés et instructions) fut une expérience nouvelle pour moi, lors de ma participation à un travail sur la réforme des vigilances. Cette réforme, inscrite dans la loi de modernisation du système de santé, donne la responsabilité aux ARS de créer un réseau régionale des structures de vigilance et d’appui. Une belle occasion pour apprendre à connaitre ces structures (dont j’avoue humblement n’en avoir presque jamais entendu parler lors de mes études). J’ai ainsi compris leurs fonctionnements, leurs missions, leurs rayonnements…

… et autres missions

Dr Titton est responsable notamment de l’offre de soin urgence. Grâce à elle, j’ai mieux compris, à la lecture du CSP (Code de la Santé Publique), la gestion de l’offre de soin et les visites de conformités. Je l’ai accompagné pour une inspection d’un service, avec sous le bras, tous les textes de loi auxquels le service doit se conformer. Cette expérience m’a permis de voir concrètement une inspection, comment s’y préparer, comment la mener et comment en faire le rapport.

Les compétences de Dr Titton étaient nombreuses, référente pour les dossiers de santé environnementale, elle m’a confié un exercice. A partir de plaintes de riverain d’une odeur « œuf pourri » (caractéristique de l’odeur de l’hydrogène sulfuré), j’ai réalisé une enquête de risque sanitaire. Cette enquête permet ensuite au DGARS de prendre des mesures si nécessaire.

Mais aussi référente à la CPGSE (Cellule de Préparation à la gestion de situation exceptionnelle), elle m’a fait découvrir l’envers du décor de la gestion des situations exceptionnelles. Cette activité m’a beaucoup passionné. Dr Titton m’a associé à la relecture de son plan ORSAN-AMAVI (ORSAN : Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles et AMAVI : Accueil Massif de Victimes Multiples). Elle m’a fait participer à une réunion de préparation à un exercice « attentat ». Quelque mois plus tard, j’ai pu observer le déroulement de cet exercice en direct au sein de la CRAPS (Cellule Régionale d’Appui et de Pilotage Sanitaire).

En résumé

Voici un aperçu rapide de la diversité des missions possible pour un interne en santé publique, en politique de la santé, en veille et sécurité sanitaire, en santé environnementale et en gestion des risques. Il y a évidemment d’autres champs d’action envisageable à l’ARS en fonction des envies des internes.

Comme vous pouvez le constater, à l’ARS, on ne s’ennui pas quand on est curieux de tout !

Sixtine Poum